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Envie d’être... Maquilleuse pour la télévision

Enseignements / Formations

lundi 13 octobre 2014, par Infor Jeunes Couvin

Prénom : Rabia
Age : 53 ans
Profession : Maquilleuse de Télé MB

En quoi consiste votre profession ?
Je suis maquilleuse pour la télévision de Mons depuis 10 ans. C’est un métier passionnant. Une journée type ? Je me rends au boulot vers 13h. Je m’occupe de quelques tâches administratives et de l’accueil dont celui des invités qui passeront
à l’antenne. Vers 16h30, je me rends à la loge de maquillage avec l’invité. Ensuite, je prends en charge le journaliste du JT ou d’une autre émission. Quand ils ont terminé
l’enregistrement, je les démaquille. Mes horaires ne sont pas fixés à l’avance.
Parfois, je peux être appelée à n’importe quel moment. J’essaie de mettre à l’aise les invités. Je maquille des artistes, des hommes politiques, des policiers, le procureur du roi, le directeur ou le gardien de prison, des joueurs de foot, des acteurs, des chanteurs... Il n’y a pas de directives particulières, juste des règles de base comme la ponctualité, l’hygiène ou l’esprit d’équipe...

Comment êtes-­vous devenue maquilleuse

Mon métier relève d’une compétence créative et artistique. Il implique de suivre une formation spécifique qui permettra à la personne d’intervenir dans plein de secteurs tels que le théâtre, la télévision, le cinéma, les défilés de mode, les galas de danse et d’autres métiers de spectacle. Etant depuis toujours sensible à la beauté et aux
belles choses, j’ai d’abord été esthéticienne pendant des années. Je connaissais donc bien le milieu de la beauté et les backstages de défilés de mode. Le maquillage m’a toujours intéressée. Quand j’ai eu l’envie de me lancer, j’ai commencé par suivre des cours dans une école privée pour obtenir le diplôme de maquilleuse télé, théâtre et
cinéma, même si j’avais déjà appris beaucoup sur le terrain. L’école est une étape très formatrice voire indispensable pour le métier de
maquilleur/se.

Quels sont les aspects positifs et les aspects négatifs de votre métier ?
Les aspects positifs de mon métier sont multiples. D’abord il y a le coté éphémère du make-up. On maquille, puis on démaquille, je trouve cela fantastique car, pour moi, il n’y a que l’éphémère qui dure. Il n’y a pas de routine et j’aime ça. On rencontre plein de gens, c’est très motivant et créatif. Dans ce travail, il y a tant de rencontres qui m’ont marquées dont celle avec Yolande Moreau, comédienne et réalisatrice belge, une belle personne
Pour le côté négatif, le seul que je connaisse ce sont les horaires. Il faut être disponible tout le temps : soirs et week-ends compris.

Quels conseils donneriez-­vous à un jeune qui se lancerait dans ce métier ?
Avoir confiance en soi, ne jamais baisser les bras, s’armer de patience et de persévérance, observer beaucoup... Personnellement, j’observe énormément et c’est très agréable de contempler les belles choses. Chez moi, il y a une sorte de quête de la beauté, même si le monde ne se résume pas à ça. Dans le métier
de maquilleur/se, il y a une recherche d’esthétique permanente.
Le dernier conseil, et le plus important à mes yeux, est d’accepter les critiques, afin d’évoluer dans le métier. Je terminerai cette interview avec Marcel Duchamp qui a dit "plus la critique est hostile, plus l’artiste devrait être encouragé."

....Plus encore.
Formation d’esthéticienne dans l’enseignement secondaire technique de qualification mais aussi en IFAPME, dans des établissements privés et lors de formations organisées par l’Union Nationale des Esthéticiennes de Belgique.
Formation spécifique de maquilleur/se beauté et/ou professionnel en enseignement de
promotion sociale, en IFAPME ou des écoles et instituts de formation privée.

Ed. resp : Arielle Mandiaux Infor Jeunes asbl - Rue des Tuileries, 7 - 7000 MONS

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