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Envie d’être.... Médecin généraliste

Envie d’être

vendredi 23 mai 2014, par Infor Jeunes Couvin

Prénom : Isabelle
Age : 39 ans
Exerce la médecine générale depuis 12 ans.

En quoi consiste votre profession ?
Le travail du médecin généraliste présente deux aspects : d’abord, suivre les patients chroniques, c’est-à-dire, ceux qui ont besoin d’un suivi régulier (diabète, hypertension, etc.). Nous devons donc vérifier leur état de santé et l’évolution de la maladie. Ensuite, je vois également les patients pour pathologie aigüe (qui ont attrappé une infection). Etant médecin généraliste, je suis en première ligne. Cela signifie que je suis la personne qu’ils voient en premier lieu. Il m’arrive donc d’en diriger certains vers un service de 2e ligne comme l’hôpital ou un spécialiste.

Comment êtes-vous devenue médecin généraliste ?
A l’époque, les études étaient composées de 7 années de tronc commun et ensuite une spécialisation de 2 ans. Au début de mes études, je voulais devenir chirurgienne. Mais lors d’un cours de dissection en première année, je me suis rendue compte que
cette branche de la médecine n’était pas faite pour moi. C’est alors que je me suis dirigée vers la médecine générale. Ce qui me plaisait, c’était la diversité des pathologies que nous rencontrions. Il arrive régulièrement qu’au début des études on
ait une idée de la médecine que l’on veut exercer. Mais au cours des études, on change souvent d’avis. Le tronc commun et les stages sont très importants pour savoir dans quoi on veut se diriger pour la spécialisation.

Quels sont les aspects positifs et les aspects négatifs de votre métier ?
Avantage : sur une consultation, je peux voir aussi bien de la pédiatrie que de la gériatrie, c’est très varié. Le contact que l’on a avec les patients peut être très ouvert ; il m’arrive souvent d’avoir des éclats de rire avec eux et c’est très chouette, je suis le médecin de famille ! Les relations avec les collègues sont très agréables également.
Négatifs : je travaille seule dans mon cabinet, je rencontre donc les collègues seulement lors de réunions ou par contact téléphonique. Les horaires et les gardes (fixes et mobiles) ne sont pas toujours évidents, il faut savoir que je finis très régulièrement à 20h30.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui se lancerait dans ce métier ?
Si le jeune est persuadé de vouloir être médecin, il est important de persévérer
lorsqu’on commence ses études. Durant les premières années, il n’y a pas encore de stage et le jeune ne se rend pas encore compte de la réalité du boulot. Après, les stages permettent d’être plongé(e) dans la profession. Par rapport au jeune qui s’installe comme médecin, je lui conseillerais de commencer par travailler en groupe (dans une maison médicale par exemple). Cela lui permet de poser des questions et d’avoir les avis des collègues. De plus, le jeune médecin verra tous les aspects de la médecine généraliste et pourra se connaitre davantage en tant que médecin grâce à l’acquisition d’expériences. Il faut également pouvoir être conscient que certains patients sont atteints d’une maladie grave et qu’ils ne survivront peut-être pas. Ce
sont des moments difficiles auxquels il faut s’attendre et se préparer.

Plus encore
Les études de médecine comprennent 3 années de bachelier et 3 années de Master suivies de 3 années de doctorat. Il s‘agit d’études uniquement universitaires. Il existe des facultés de médecine à Bruxelles (UCL et ULB), Mons (UMons), Liège (ULg) et Namur (FUNDP). Durant sa carrière, le médecin continue à se former.

Ed resp : Bernard Antoin - Infor Jeunes asbl - Rue Saint-Martin, 4-6 à 7500 Tournai

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