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Jouer à la loterie

Loisirs / Vacances

jeudi 14 avril 2016, par ijcouvin

Tu es un(e) fana de l’adrénaline que procure le Casino, le Loto ou encore le Win For Life ? Ce billet est fait pour toi ! Il est vrai qu’un petit tirage ou grattage occasionnel n’a jamais fait de mal à personne. Toutefois, à l’excès, les jeux d’argent peuvent devenir addictifs et conduire au désastre financier et psychologique, alors sois tout de même prudent(e) !

Tu es mineur(e) ?
Bien que la loterie soit interdite aux mineurs d’âge, une étude d’AB-Reoc datant de 2011 indique que, dès 14 ans, les jeunes commencent à jouer aux jeux de hasard. Un mineur sur quatre a déjà joué à la loterie et l’argent qu’il y consacre par mois est en moyenne de 32€. Les billets à gratter sont les grands favoris des jeunes. Sache toutefois que même si tu arrives à tromper les commerçants parce que tu fais plus vieux que ton âge, tu ne pourras pas empocher tes gains si tu n’es pas majeur(e) !

Quelle prévention ?
Afin de dissuader au maximum les commerçants de vendre ses produits aux mineurs, la Loterie Nationale met en place depuis quelques années le système des « mystery shoppings ». Cela consiste à envoyer des mineurs de manière aléatoire dans les différents points de vente afin qu’ils testent le respect des règles. Pour les commerçants qui se font attraper, c’est la cata ! En effet, ils se voient infliger des sanctions contractuelles pouvant aller jusqu’à 1000€ d’amende et la perte des bonus auxquels ils auraient normalement eu droit. Depuis l’instauration de ce système, nous assistons à un recul des points de vente en infraction (26% en 2014 contre 12,8% en 2015). La tendance est donc positive !

La dépendance
En tant que jeune, tu es deux fois plus sujet aux addictions que les adultes. En effet, les ados sont particulièrement exposés à la publicité et sensibles aux techniques de marketing des opérateurs de jeux de hasard. Les raisons qui poussent au jeu diffèrent d’une personne à l’autre : cela peut être la recherche de sensations fortes, l’appât du gain ou encore le besoin de se distraire.

"On parle souvent de ce moment de tension qui précède le résultat du jeu, celui où tu as l’impression que ta vie peut basculer. Les battements du cœur s’accélèrent, les mains deviennent moites. Le joueur est pris dans l’ivresse du jeu. La passion du jeu peut alors prendre place et la dépendance s’installer sournoisement".

Quelle solution ?
La loi permet à toute personne souffrant des problèmes de jeu d’une de leur connaissance, d’introduire une demande d’exclusion auprès de la Commission des jeux de hasard. Ce sera généralement un membre de la famille, un créancier ou des services sociaux qui entameront ces démarches. En outre, la personne elle-même peut volontairement introduire une demande d’exclusion lorsqu’elle prend conscience de ses problèmes. Depuis 2004, la Belgique est dotée d’un système électronique qui regroupe tous les joueurs exclus (l’EPIS). Les nom, prénom et date de naissance des joueurs sont systématiquement enregistrés dans l’EPIS à l’entrée des établissements de jeux afin de vérifier s’ils peuvent être admis. Ce système s’est avéré efficace dans la lutte contre l’addiction au jeu.

Plus d’infos
Il existe une ligne d’appel d’aide gratuite "SOS Jeux" : 0800/35.777.
Différentes structures d’aide sont reprises sur le site www.aide-aux-joueurs.be.

Sources
Loi du 7 mai 1999 sur les jeux de hasard, les paris, les établissements de jeux de hasard et la protection des joueurs.
Loi du 19 avril 2002 sur la Loterie Nationale.
www.gamingcommission.be


Voir en ligne : www.gamingcommission.be

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