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La phobie scolaire

Enseignement de plein exercice Famille / Vie affective / Santé

lundi 27 juin 2016, par ijcouvin

Il t’arrive quelquefois de ne pas avoir envie d’aller à l’école, d’avoir l’impression que cela te demande trop d’énergie et que tu ne vas pas t’en sortir… Tu n’es pas le/la seul(e) dans le cas mais tu n’es pas pour autant atteint de phobie scolaire !

L’obligation scolaire provoque de nombreux rejets plus ou moins importants de la part des élèves. Il n’y a pas de statistiques concernant la phobie scolaire mais il semblerait que de plus en plus d’élèves soient un jour concernés par ce problème.

Une phobie est une peur irrationnelle concernant un objet ou une situation. La phobie scolaire est une forme particulière de phobie sociale, elle se caractérise par l’incapacité d’avoir des relations sociales satisfaisantes : familiales, amicales, professionnelles…

Comment cela se manifeste-t-il ?
Il faut bien faire la part des choses, la phobie scolaire n’est pas à confondre avec l’absentéisme scolaire ! Tu n’es pas atteint(e) de phobie scolaire si tu ne te sens pas bien la veille de l’interro de math…. Les élèves victimes de phobie scolaire se sentent incapables, en raison d’une angoisse extrême que l’on qualifie de pathologique (c’est-à-dire due à une maladie), de franchir la porte de leur école. Ces jeunes ne refusent pas d’aller à l’école, ça leur est tout simplement impossible ! Les symptômes de ces anxiétés aigües sont souvent des nausées, maux de tête, vomissements, insomnies, malaises, évanouissements,…

Les causes ?
Contrairement à une phobie spécifique, la phobie scolaire regroupe des causes et des troubles anxieux divers et variés. Certaines causes sont propres à l’élève : le perfectionnisme, la peur de l’échec, les relations conflictuelles avec les compagnons de classe … peuvent être des causes qui déclenchent la maladie. Il existe aussi des causes environnementales (plutôt liées à l’entourage socioculturel) : la pression familiale, les fantasmes des parents reportés sur l’enfant… Il arrive parfois que l’élève développe une angoisse extrême vis-à-vis de l’école pour rester au côté d’un parent malade ou suite à un événement ressenti comme extrêmement violent. Il peut aussi s’agir du décès d’un proche, de la séparation des parents…

Comment la détecter ?
Au-delà des symptômes médicaux cités plus haut, certaines manifestations psychologiques peuvent alerter l’entourage : si l’élève arrête ses hobbys et ses activités habituelles, s’il devient agressif ou s’il développe une addiction jusque-là inexistante, s’il adopte des comportements dépressifs….

Que faire ?
Certaines phobies sont limitées dans le temps et disparaissent quand l’enfant est pris en charge et que son état s’améliore. D’autres cas de phobie scolaire s’inscrivent sur une longue durée. Cela concerne un pourcentage infime d’élèves mais pour les familles dont l’enfant en souffre, c’est un véritable parcours du combattant pour trouver des méthodes d’enseignement alternatives : cours par correspondance, séjour dans un service d’accrochage scolaire… Parfois, l’enseignement spécialisé de type 5 est envisagé mais, dans ce cas, l’enfant doit être inscrit dans un hôpital, c’est donc un dernier recours dans un cas extrême.

La prévention ?
Le dialogue « élève – école – famille » est essentiel mais il n’y a pas de recette magique pour prévenir ce genre de trouble. Renforcer la confiance en soi de l’élève est une des clés du problème, outiller les enseignants en formation et en cours de carrière pour accueillir et accompagner ces enfants différents en est une autre….

Quoi qu’il en soit, les équipes éducatives et les familles doivent réagir dès les premiers signes afin d’essayer de comprendre et lutter ensemble contre ce phénomène.

Plus d’infos
www.afpssu.com/dossier/phobie-scolaire


Voir en ligne : http://www.psychologies.com/Famille...

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